👉 Tu doutes de ta légitimité ? C’est peut-être pas une question de confiance
Tu viens de finir une séance avec une cliente. Sur le moment, ça s’est bien passé. Mais après… t’as un vide bizarre. Une gêne. T’as l’impression que t’as bricolé. Que c’était pas “pro”. Pas très clair. Pas très solide.
Et ça te travaille.
Tu remets en question ton positionnement, ton “angle”, ton utilité. Tu te demandes si t’as bien le droit d’accompagner. Et tu te dis : “J’ai encore besoin de me former. J’ai pas assez d’outils. Je suis pas légitime comparé·e aux autres »
Mais si c’était pas un manque de compétence ? Ni même de confiance ? Ni un « syndrome de l’imposteur » ? Et si c’était… un manque de clarté théorique ?
Bienvenue dans ta séance de déconditionnement hebdo 😌
1️⃣ L’illégitimité n’est pas (que) un problème personnel de confiance. C’est un signal épistémique.
☝️ Ce qu’on appelle souvent “syndrome de l’imposteur” chez les accompagnant·es est parfois autre chose. Pas (que) un manque de confiance en soi ou un bug perso mais une tension logique.
👉 Tu as peut-être appris à utiliser des outils issus de cadres théoriques très différents, voire opposés (Gestalt, PNL, CNV, coaching orienté solution, énergétique…). Tu as peut-être empilé des méthodes sans jamais les situer dans une vision du monde. Et tu continues d’accompagner… mais tu sais toujours pas d’où tu parles 😬
Ce flou n’est pas anodin. Il produit de la dissonance. Et ton bénéficiaire, lui aussi, il capte qu’il y a un truc pas clair. Pas fluide.
💡 Quand il n’y a pas de cohérence épistémologique, il y a perte de repères internes. Et sans repères, impossible de poser une autorité tranquille dans sa posture
Donc : tu ne doutes pas parce que tu es “fragile” ou “pas prête” Tu doutes peut-être parce que ton cadre d’analyse est bancal.
Bref, tu sais pas où t’habites quoi 😂
2️⃣ Prenons des exemples concrets
Que tu en aies conscience ou non, ta manière d’accompagner est déjà située :
Elle repose sur une définition de ce qu’est l’humain, de ce qu’est un problème, de ce qu’est le changement.
Voici quelques oppositions classiques qu’on retrouve dans les théories de l’accompagnement :
Tu vois ? Ce ne sont pas de petits détails.
🌱 Ces visions produisent des postures différentes
🧠 Et si elles cohabitent sans clarification, elles te feront douter.
3️⃣ Exemple : Essentialisme vs Constructivisme – deux visions de l’humain… deux postures radicalement différentes
Il y a des oppositions philosophiques qu’on retrouve partout dans les approches d’accompagnement — souvent sans que personne ne les nomme.
Prenons un cas très courant :
➡️ Tu travailles sur “le féminin sacré” ? La confiance en soi “authentique” ? Le retour à “l’essence” de la personne ?
Alors tu touches, sans le savoir, à une distinction cruciale : essentialisme vs constructivisme.
Voici ce que ça peut produire comme différence de posture :
💡 Si tu fais cohabiter ces deux visions sans les distinguer, tu crées un flou théorique.
Et ce flou produit du doute — pas parce que tu es “nulle”, mais parce que les fondations ne tiennent pas ensemble.
Et là encore, bonjour pour ton bénéficiaire de s’y retrouver ! Déjà que toi tu navigues à vue 😅
4️⃣ Avoir une épistémologie claire, concrètement, ça change quoi ?
Voici un tableau pour te montrer l’impact direct sur ta pratique (et ton positionnement parce que tout ça joue aussi sur ton marketing) 👇

Et ça ne concerne pas que “les grands débats d’idées”
👉 Ça touche tes séances, ton message, ta communication, ta confiance, ton marketing.

5️⃣ Tu n’as pas besoin d’un nouvel outil. Tu as besoin d’un cadre pour penser.
👉 Tu as peut-être l’impression que tu manques encore d’une brique, d’un outil, d’un module, d’un argumentaire.
Mais si tu tournes en rond, c’est peut-être parce que tu n’as pas de carte
🧭 La formation Apprendre à être Accompagnant·e, c’est pas une méthode clé-en-main.
C’est un espace d’analyse, de mise en perspective, de rigueur intellectuelle et de clarification.
Tu y apprends à :
- Identifier les grandes familles d’approches (et les tensions entre elles)
- Situer ta propre vision de l’humain, du changement, du savoir
- Assumer des désaccords profonds avec des pratiques voisines
- Consolider ton cadre pour que ta pratique soit stable, ancrée et différenciante
🧠 Tu ne ressors pas avec une nouvelle “technique” Tu ressors avec une pensée articulée, une posture cohérente, une boussole.
Et ça, c’est ce qui manque à 95 % des praticien·nes du marché.
🔗 Les infos sont ici → https://biendanstaboite.fr/programme-posture-d-accompagnant/ (Prochaine promo en Octobre — les places sont très limitées, comme toujours, alors on traîne pas pour réserver son appel)
Bon cheminement,
Laura

Photo de couverture de l’article : Photo de Cookie the Pom sur Unsplash

