Mon manifeste de pratique

Ce manifeste n’est pas figé.
Il est en mouvement, comme moi. Il me rappelle pourquoi je fais ce métier :
Pour accompagner sans écraser.
Pour relier la transformation personnelle à la transformation sociale.

En tant qu'accompagnante ;

Je lis, j’apprends, je transmets. J’enseigne pour transformer, et j’accompagne pour émanciper.

Ma pratique est politique, située, et profondément matérialiste (au sens philosophique) : je crois que l’on ne peut pas accompagner sans interroger les conditions concrètes dans lesquelles les vies se construisent — et se heurtent.

transforme ta vie d'entrepreneur

Ce que je porte

Je porte une vision de l’accompagnement ancrée dans une démarche globalistique : systémique et holistique.

Ce que vit une personne ne peut pas se penser sans les systèmes dans lesquels elle est prise : sa famille, son couple, son travail, sa classe sociale, sa situation sociale et les violences systémiques dont elle peut être victime.

Mais aussi, à l’échelle individuelle, dans toutes les dimensions : nous ne sommes pas que des esprits qui pensent. Nous sommes des émotions, nous sommes des corps, nous sommes des environnements, etc.

Mon approche est systémique et politique : je refuse de penser l’individu comme seul responsable de ce qu’il traverse.

Je travaille à relier les vécus intimes aux rapports sociaux, à rendre visibles les violences ordinaires, à ouvrir des espaces où l’on peut à la fois s’émanciper, comprendre, et reprendre du pouvoir.

Ce que je refuse

Je refuse les logiques individualistes qui culpabilisent les personnes plutôt que d’interroger les structures.

Je refuse que l’on réduise la souffrance à une mauvaise gestion émotionnelle, à une blessure intérieure ou à un manque de mindset.

Je refuse les pratiques qui ignorent les déterminismes sociaux, ou qui effacent les rapports de pouvoir dans la relation d’aide.

Je refuse de travestir l'accompagnement en simple produit de vente et en performance.

Je ne crois pas à la neutralité : je suis située, engagée, et je porte une lecture critique des systèmes dans lesquels nous évoluons.

laura besson

Ce que je transforme

Je m’inscris dans une démarche continue de transformation : de ma posture, de mes outils, de mes angles morts.

Je travaille à rendre mes accompagnements plus autonomisants que dépendants, plus conscients que normatifs.

Je réfléchis sans cesse à comment être au service de l’autre sans dominer, sans interpréter à sa place, sans invisibiliser son contexte.

Je m’appuie sur les apports des sciences humaines, de la psychologie à la sociologie, en passant par les sciences politiques.

Mais je cherche toujours à les traduire dans une pratique concrète, vivante, humaine, qui parle à celles et ceux que j’accompagne.

Je crois que l’on ne change pas durablement sans comprendre les forces qui nous traversent.

Je crois que s’émanciper nécessite de (re)connaître ce qui nous détermine

emancipare, s'affranchir de l'autorité ;

« L’affirmation de soi », « confiance », ou « empowerment » n’est pas juste un « travail sur soi »

C’est un acte de rupture avec les structures dominantes.

  • La question n’est pas « juste » de vouloir s’affirmer, de développer son activité, ou de se former.
  • La question est de reprendre sa souveraineté ;
  • Créer des conditions de vie qui nous respectent ;
  • S’émanciper autant que possible des loyautés familiales, des relations qui nous empoisonnent, des déterminismes qui nous enferment ;

Et ça, c’est pas juste de l’accompagnement, du mindset ou du business.
C’est de la transformation sociale.