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La culpabilité de l’entrepreneur qui se repose

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Comme tu l’as peut-être suivi, il y a deux semaines, je suis partie une semaine en vacances ; à Séville ? 5 jours de repos bien mérités après des mois entiers sans interruption (hormis mes week-ends). Dis comme ça, tout paraît génial (et ça l’a été!) mais aujourd’hui, je voulais aussi te partager l’envers du décors, l’avant et l’après : La culpabilité de s’arrêter

Avant le voyage :

Déjà, tout ça a commencé la semaine avant mon départ. Voulant anticiper ma semaine de repos(jusqu’ici, pourquoi pas), j’avais un programme assez chargé. Sauf qu’en fait, il a été plus qu’assez chargé. J’ai passé (enfin, je me suis fait passer) une semaine HORRIBLE ! Travail de 7-8h du matin jusqu’au 19-20h tous les jours « pour pourvoir partir tranquille ». Tellement intense que le vendredi matin je me lève avec un mal de dos à la limite de ne plus pouvoir poser le pied par terre. Super.

Bon là, je me dis que j’ai quand même un peu abusé. Le week-end arrivant, je me repose, le mal de dos disparaît. Mais deux choses ne disparaissent pas :La pression que je m’inflige :

« Il faut que tout soit prêt pour que je puisse partir tranquille »

Le sentiment hyper désagréable d’avoir bossé comme une malade, de n’y avoir pris aucun plaisir, et d’avoir infligé ça à mon corps et à mon mental.Je finis la semaine en me disant « Plus jamais de semaine comme ça! ». Le lundi, veille de décollage, je finis ce qu’il reste sur ma to-do, et j’embarque mardi matin, en effet, en partant « tranquille » (épuisée mais « tranquille »)

Après le voyage :

Je reprends du service le lundi suivant, plutôt impatiente et contente de retrouver mon travail. Quiétude de courte durée puisqu’il faut « rattraper » les mails en attente, les papiers, la compta, etc. 

Et surtout, je constate (ou je crois constater) que tous mes réseaux sociaux tournent au ralenti. Ni une, ni deux, je me dis :

« Et bah voilà, je me suis arrêtée une semaine maintenant il n’y a plus rien qui tourne! »
(oui au moins tout ça Laura …)

Alors, devine qui pointe le bout de son nez une demi-seconde plus tard ? Madame Culpabilité (et ses acolytes, frustration et auto-maltraitance inutile)

Commence tout un discours interne que tu connais surement de près ou de loin :

  • « Oui je sais que c’est important de se reposer mais en même temps, quand t’es à ton compte, c’est compliqué de s’arrêter »
  • « Oui mais si tu t’arrêtes jamais, tu vas péter les plombs puis tu ne profiteras de rien d’autre »
  • « Oui mais mon chiffre d’affaire, il va pas tomber du ciel »

Blablabla. 

Alors pourquoi je te raconte tout ça ?

Au-delà de te raconter ma vie (bah si, c’est passionnant quand même), je voulais te parler de ça pour deux choses principales : Parce que je tiens à te partager les coulisses (notamment en story sur Instagram) et les coulisses, c’est aussi ça : les moments de doutes, de déprime, de fatigue, les nerfs, l’angoisse.

Parce qu’on vit tous ces moments de culpabilité d’une manière ou d’une autre. Elle accompagne beaucoup d’entrepreneurs. Encore mercredi dernier, l’une d’entre vous m’a écrit en urgence car ça n’allait pas du tout : « Je culpabilise de travailler car je sens que mon conjoint s’éloigne mais si je travaille moins pour être avec lui, je culpabilise de ne pas travailler »

La culpabilité, c’est un poison. 

Et je sais que beaucoup d’entre nous composent avec elle.  

En conclusion :

Quelques jours plus tard, les choses ont repris leur cours normal (peut-être ne l’avaient-elles jamais perdu …). Je n’ai pas laissé la culpabilité (trop) gagner : j’ai bossé mais certainement pas 15h par jour, je me suis reposée, j’ai repris le sport, le yoga etc. Je me suis occupée de moi (ostéopathe et compagnie) et j’ai accueilli au mieux toutes ces émotions. Peut-être que les choses ont ralenti ; alors je vais en profiter pour faire de même. 

? Prends soin de toi ! Tu as le droit de t’arrêter, tu as le droit de ralentir, tu as le droit de prendre du temps pour toi. Et tu as le droit de culpabiliser aussi. Acceptons ces émotions, aussi difficiles puissent-elles être parfois, plutôt que de lutter contre sans cesse. C’est peut-être un bon début pour déculpabiliser (au lieu de culpabiliser de culpabiliser … ?)

Prends soin de toi car entreprendre est loin d’être facile et qu’il nous ait impossible, à chacun d’entre nous, d’être au top tout le temps.



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Laura Besson

Fondatrice de Bien dans ta Boite, l'Humain est la pierre angulaire de tout mon parcours. De la santé à la psychologie positive, j'accompagne ici les entrepreneurs, freelances et indépendants en quête de sens, d'alignement et d'épanouissement dans leur activité professionnelle.

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