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Attachement & Business (podcast)

5 minutes de lecture

Aussi étonnant que cela puisse paraître, il existe des liens entre le système d’attachement que nous développons enfant et la manière que nous avons de gérer notre business une fois adulte.

C’est quelque chose que je vois très souvent passer en coaching : la difficulté à dire non, l’évitement émotionnel, des difficultés relationnelles qui se répètent, la difficulté à s’imposer, à poser ses limites, une empathie très très importante, etc. Autant de choses qui peuvent trouver écho dans le système d’attachement

👉 Je t’explique tout ça dans l’épisode du jour : ce qu’est la théorie de l’attachement, quels sont les liens avec le business et on termine avec un exemple concret 👌

Bonne écoute,

Laura

Où retrouver cet épisode ?

Liens mentionnés :

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Notes de l’épisode :

C’est quoi la théorie de l’attachement ? 

C’est un « champ » de la psycho, dont le grand nom est Bowlby, qui s’intéresse aux liens d’attachement que crée l’enfant avec son environnement et notamment, avec les personnes qui prennent soin de lui (ce qu’on appelle les care givers). La plupart du temps, ce sont bien sûr les parents, mais c’est, au sens large, ceux qui en prennent soin.

Le comportement d’attachement est en lien avec l’environnement et correspond à un comportement visant à obtenir ou conserver une proximité avec une personne en particulier. Tant que la figure d’attachement reste disponible et accessible, le comportement consiste à assurer la pérennité de cette situation. 

Avec le temps et l’environnement, l’enfant va développer un style d’attachement qu’on différencie en attachement secure, évitant, ambivalent ou désorganisé. 

Ce schéma d’attachement est extrêmement important car : 

1/ c’est notre système de survie. Cf l’expérience faite en Pologne

2/ Parce qu’il va conditionner une grande partie de nos interactions sociales futures, notamment nos relations amoureuses. Et donc forcément, nos relations au travail (collègues, patrons, clients …)

Quels liens j’observe avec le business ?

Chaque praticien aura aussi tendance à voir à travers son prisme. Les thématiques d’attachement font partie de mon prisme, mon premier travail de recherche à la fac de psy portait sur l’attachement dans le couple d’ailleurs. 

Je vois souvent passer des problématiques business qui peuvent résonner avec les thématiques d’attachement : la difficulté à dire non, l’évitement émotionnel, des difficultés relationnelles qui se répètent, la difficulté à s’imposer, à poser ses limites, une empathie très très importante, etc. 

Un exemple d’attachement et business ?

Prenons une entrepreneuse qui a du mal à s’imposer, à dire non, à poser ses limites. On voit vite les problématiques que ça va poser dans son business avec les prospects et les clients.

Observer et conscientiser ce qui a pu se jouer dans le système d’attachement peut donner des billes pour agir différemment et ne pas répéter les schémas. Il s’agit de comprendre pour revenir ensuite dans le travail de coaching. 
Si par exemple, en tant qu’enfant, j’ai du prendre la responsabilité émotionnelle de mes parents parce qu’ils avaient du mal à la prendre eux mêmes pour une raison x ou y ; déjà il est possible que je développe, avec le temps, une très grande empathie. Si j’ai appris à décrypter le langage non verbal de papa-maman à la seconde où ils passent la porte pour m’adapter à eux, forcément je peux devenir un adulte très doué pour lire les gens. 

Ensuite, si j’ai appris à prendre la responsabilité émotionnelle de tout le système familial (ou plutôt, on m’a donné à apprendre ça), je risque de répéter ce fonctionnement une fois adulte.

1/ Je vais analyser et sur-interpréter tout ce que dit mon prospect parce que j’ai peur de le blesser, de ne pas lui convenir, d’avoir dit un truc de travers, qu’il le prenne mal, etc etc. Normal puisque dans cet exemple, j’ai appris que les émotions des autres, c’était ma responsabilité.

2/ Je vais être en difficulté pour identifier mes propres émotions et besoins. Soit parce que j’ai pu moi-même apprendre à me déresponsabiliser de mes émotions (les autres font comme ça, pourquoi pas moi ?), soit parce que je n’ai jamais appris, faute de temps et d’espace, à me demander : qu’est-ce que je veux moi ? qu’est-ce que je ne veux plus ? de quoi j’ai besoin ? de quoi j’ai envie ? Etc.

Dans ce cas-là, on va donc revenir dans notre démarche de coaching et faire un travail d’acceptation émotionnelle (voir podcast complet sur le sujet) et d’identification des besoins. 

Petit à petit, on va apprendre à faire ce travail ce qui aura beaucoup de belles conséquences : moins de psychosomatisations (et oui parce que quand je ne sais pas m’écouter, le corps, lui, parle), moins de procrastination (qui est un comportement typique d’évitement émotionnel), plus connecté à ses envies/besoins, capacité à poser ses limites et à les respecter, dire non, se protéger, ne pas accepter de demandes qui ne sont pas ok pour nous, etc. 



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Laura Besson

Fondatrice de Bien dans ta Boite, l'Humain est la pierre angulaire de tout mon parcours. De la santé à la psychologie positive, j'accompagne ici les entrepreneurs, freelances et indépendants en quête de sens, d'alignement et d'épanouissement dans leur activité professionnelle.

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