Tester son idée sans prendre (trop) de risques

Tester son idée sans prendre (trop) de risques

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Que tu sois salarié, étudiant, en recherche d’emploi ou déjà à ton compte, tu as peut-être une idée révolutionnaire de projet. Tu sens que c’est le bon truc ! Ca te plait, tu es doué et ça intéresse les gens. Oui sauf que … Tu ne peux pas prendre beaucoup de risques, humains, financiers ou quoi que ce soit. Tu ne veux pas tout envoyer bouler et foncer tête baissée sans avoir pris la température. Ca peut se comprendre ! Je te partage donc mes 4 conseils pour tester ton idée sans prendre (trop) de risques.


#1 : Evaluer le terrain

Si tu n’es pas en mesure de faire une méga étude de marché, tu peux au minimum tester un peu ton marché. Ton idée doit être au carrefour de 4 choses :

  • Ce que tu aimes faire
  • Ce pour quoi tu es doué
  • Ce dont les gens ont besoin
  • Les valeurs importantes pour toi

Sur les deux premiers points, c’est un travail d’introspection, absolument nécessaire, à faire sur toi. Pour le dernier point, si tu ne peux pas faire une grande étude de marché, tu peux au moins faire passer un questionnaire à ta cible pour obtenir des réponses à tes questions et voir si l’idée les séduit.

Pose également la question autour de toi : écoute les retours des gens, quels feedbacks ils te font, etc. Parle de ton idée au maximum pour avoir des retours constructifs. Ne t’inquiète pas qu’on te pique ton idée :

  • La plupart des gens ne vont pas se mettre à entreprendre juste en ayant entendu ton idée
  • Même si quelqu’un a la même idée que toi, il ne le fera pas comme toi. Les gens viendront chez toi pour ta personnalité, pour ton univers et pas uniquement pour tes services ou produits. Et puis c’est plutôt flatteur pour toi !

Ca te fera de la concurrence ! Et retiens bien : pas de concurrence, pas de marché !

post-it test

#2 : Tester ton idée en Side Project

Tu peux également tester ton idée en side project : tu consacres quelques heures par semaine à côté de ton travail actuel à ton projet. Ca te permet d’avancer dessus, de le tester tout en conservant ton emploi actuel et donc, sans te mettre en péril (oui, au moins en péril). Où trouver ces heures tu vas me dire ? En y réfléchissant bien (et honnêtement !), tu dois pouvoir te dégager au moins 2h par semaine :

Option 1 : Travailler le soir et les week-ends

C’est souvent des moments où tu as du temps. Problème : Ca va empiéter sur ta vie perso et ta vie de famille. Pourquoi pas prendre juste une heure de plus le soir ? ou deux heures le samedi matin ? Et hop ! On a déjà trouvé du temps.

Option 2 : Travailler pendant les pauses dej’.

Voilà un moyen de trouver du temps. Alors oui, je sais, c’est pas terrible de passer ses repas le nez dans une étude de marché mais c’est un moyen de trouver du temps. Au final, même si tu ne travailles qu’une demi-heure le midi, sur tes 5 jours, tu as déjà gratté 2h30.

Option 3 : Gagner en productivité.

Ce qui fera l’objet d’un article ou d’un podcast tout entier (!) mais déjà, sois honnête ; si tu dégages de ta journée tous les moments où tu traines sur tes réseaux sociaux et devant Netflix, tu dois pouvoir trouver encore du temps !

Attention, je ne te dis pas de ne jamais te détendre ! Mais en combinant ces 3 options, tu dois pouvoir débloquer au moins 2-3 heures par semaine pour avancer sur ton projet et commencer à le tester. Si tu vois que ton projet décolle bien, tu pourras peut-être passer sur un 80% voire sur un mi-temps et petit à petit, allouer de plus en plus de temps à ton nouveau projet.

post-it froissés

#3 : Faire des stages

Valable pour les étudiants, pour les jeunes, mais pas que ! Alors oui je sais, psychologiquement ça peut être pénible de revenir au stade de « stagiaire » mais peut être que vous pouvez rejoindre une petite entreprise ou l’entreprise d’un copain pour un stage d’observation ou encore, aller regarder comment ça se passe de manière informelle. Ca te permettra de voir si ton idée est viable sur le terrain et surtout si elle te plaît et si tu penses pouvoir t’y épanouir. Parce qu’évidemment, c’est la raison d’être de Bien dans ta Boite, se lancer dans un projet entrepreneurial pour y être malheureux, c’est quand même dommage. On bosse bien mieux quand on est heureux !

#4 : Travailler ton rapport au risque

Dernier point que je voudrais aborder c’est : pourquoi tu cherches à tout prix à ne pas prendre de risques ? La question te paraît con ? « Bah parce que je tiens à ma vie pardi ! »

C’est une question provoc’ mais que je voudrais sincèrement que tu te la poses. Être à son compte, ce n’est pas forcément être une tête brulée qui n’a peur de rien ! Loin de là ! D’ailleurs, dans les archétypes financiers, tu n’as pas que des aventuriers mais malgré tout ça demande une certaine capacité à prendre des risques.

  • Il faut relativiser les risques. Souvent, les perspectives sont absolument catastrophiques dans notre tête. On projette des scénarios apocalyptiques qui ne sont pas toujours réellement fondés.
  • Il faut être réaliste. Oui parfois on prend des risques c’est vrai, il faut être réaliste sur le budget qu’on investit pour ne pas se retrouver sur la paille ou sur le temps qu’on y consacre pour ne pas se retrouver cocu, par exemple !
  • Il faut accepter de prendre des risques, de sortir de sa zone de confort pour réellement progresser et avancer.

Qu’est-ce qui t’angoisse réellement ? Ces angoisses sont-elles vraiment fondées ?

Qu’est-ce que cette peur dit de ta relation au risque ?



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Laura Besson

Fondatrice de Bien dans ta Boite, l'Humain est la pierre angulaire de tout mon parcours. De la santé à la psychologie positive, j'accompagne ici les entrepreneurs, freelances et indépendants en quête de sens, d'alignement et d'épanouissement dans leur activité professionnelle.

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