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Bien-être au travail des entrepreneurs : Les 5 freins principaux

Bien-être au travail des entrepreneurs : Les 5 freins principaux

8 minutes de lecture

L’autre jour, je me suis rendue compte que ce blog est en route depuis 6 mois et je n’avais toujours pas écrit L’article : recenser les 5 freins principaux du bien-être au travail des entrepreneurs !

Alors, comme tu le sais, ce sujet me passionne :

  • Je l’ai vécu chaque jour de ma vie avec la famille d’entrepreneurs qu’est la mienne
  • Je le vis aujourd’hui au quotidien via mon activité et celles de mes proches
  • C’est mon sujet de spécialisation et celui auquel j’ai dédié mon activité professionnelle
  • C’est un sujet dont on parle très peu !

Et oui, amuse-toi à chercher le nombre de recherches qui sont faites sur le bien-être au travail des dirigeants : tu vas vite faire le tour ! (A part Olivier Torres, il n’y a pas une pléthore de publications). Pourtant, les entrepreneurs sont un élément clé de la santé d’un pays et notamment de sa santé économique. Nous ne pouvons pas ignorer ce sujet !

Du coup, je me suis dit qu’il serait temps de parler des 5 freins principaux (selon moi) au bien-être au travail des entrepreneurs !

#1 : La solitude

Je ne crois qu’on ne parle pas (du tout) assez de ce problème ! Mais tu ne seras pas étonné.e de le lire (surtout si tu es déjà à ton compte) : les entrepreneur.e.s souffrent souvent de solitude. Soit parce qu’ils travaillent seuls, soit parce qu’ils se sentent seuls : beaucoup de responsabilités à porter, beaucoup d’emmerdes à gérer et parfois, la sensation d’être incompris.e.

Evidemment, je te conseillerai de ne pas travailler seul.e :

  • Rejoins un coworking ou loue un bureau si ton budget le permet
  • Va travailler dans des cafés ou chez des ami.e.s entrepreneur.e.s

Ce qui me mène à mon conseil principal : Entoure-toi d’autres entrepreneurs ! Je ne te dis pas de ne fréquenter que des entrepreneurs mais je crois que c’est capital d’en avoir autour de toi. Amis, incubateur, coworking, comme tu veux mais il faut que tu puisses avoir des gens autour de toi qui comprennent ton quotidien, tes difficultés et tes victoires.

entrepreneur avec syndrome de l'imposteur

#2 : Le syndrome de l’imposteur & la dépréciation de soi

Celui ci est un sujet vaste, récurrent et un des motifs les plus récurrents de consultation en coaching. J’ai écrit tout un article sur le syndrome de l’imposteur et c’est de loin l’article le plus vu du site ! Pas d’étonnement à ça : la dépréciation de soi, ça te colle à la peau quand tu es entrepreneur.e ! Bien sûr, il n’y a pas que les entrepreneurs qui souffrent de ça.

A quoi ça ressemble ? A pleins de choses ! L’entrepreneur qui brade ses prix car il ne se sent pas légitime, l’entrepreneur qui n’ose pas démarcher tel ou tel client car il ne se sent pas légitime, etc etc. Bien sûr, les applications sont infinies mais les conséquences, elles, sont sans appel :

  • Moins de clients
  • Moins de chiffre d’affaire qui rentre
  • Des nuits à tourner-virer dans son lit
  • Le sentiment de n’être jamais à la hauteur, jamais suffisant, de ne jamais faire les choses assez bien
  • Au final : un business qui bat plus ou moins de l’aile

Ce syndrome de l’imposteur, il peut reposer sur différentes choses : des croyances irréalistes, un manque de « confiance en soi », une perception biaisée de soi et de ses compétences, une sur-estimation des autres et de leurs compétences, etc.

NB : ça ne t’a peut-être pas échappé, j’ai mis confiance en soi entre guillemets. Pourquoi ? Parce que je me méfie comme de la peste de cette expression à la mode. Mes coachés le savent, je ne fais jamais valider cet objectif en coaching :

  1. Car sinon je place mes coaché.e.s en situation de dépendance puisqu’ils auront besoin de mon retour sur la situation.
  2. Parce qu’on ne peut pas avoir comme objectif une chose aussi intrinsèque et propre à soi.
  3. Et surtout, parce que je veux amener mes coaché.e.s (psychologie positive oblige) à l’acceptation de soi et non à gagner confiance, gagner en performances, etc. Si ce point t’intéresse et que tu veux l’approfondir, j’en ai tout un article sur le phénomène de positivité à outrance.
entrepreneur burn-out

#3 : La gestion du stress & des émotions

Ah ! En voilà un sujet crucial et récurrent (et pas que chez les entrepreneurs!). « Le mal du siècle », le stress. C’est l’ennemi public numéro 1 au travail et en santé public et pourtant, on ne sait pas toujours très clairement ce que c’est.

En tous cas, les entrepreneurs sont une cible privilégiée au stress et aux problématiques émotionnelles au sens large. Nos émotions sont mises à rude épreuve : réussite, échec, prise de risques, conflits clients/concurrents, chiffre d’affaire instable, zéro sécurité de l’emploi, etc. D’ailleurs, les entrepreneurs désignent souvent ça sous le phénomène de « montagnes russes émotionnelles » : tu peux te réveiller un matin en te prenant pour Steve Jobs et finir le soir, en position foetus, à appeler ta maman (ou ton chat).

La gestion du stress des entrepreneurs à ça de particulier :

  1. Pas de structure pour prendre en charge ces problématiques : comme d’habitude et comme vu dans le point 1, c’est la solitude qui va leur poser problème. Surtout pour ceux qui n’ont pas forcément les moyens de se payer un.e coach ou un.e psy
  2. L’hyper-responsabilisation des entrepreneurs : tout ne dépend que de toi tout le temps. Donc, tu stresses (oui parce que ça fait lourd pour une seule personne). Et une fois que tu stresses, et bien, il faut en assumer les conséquences car personne ne le fera pour toi. Du coup … tu stresses !

Bon, après ce tableau pas très réjouissant, il y a bien sûr des solutions pour gérer tout ça. Tout bêtement, commencer par des règles d’hygiène de vie connus (sport, alimentation, sommeil) puis aller plus en profondeur voire faire appel à un.e professionnel.le.

J’ai répertorié 7 grands points pour gérer son stress d’entrepreneur dans un book-challenge de 7 jours.

réussir

#4 : Les pensées & croyances irréalistes

J’ai commencé à t’en parler plus haut, mais ça, c’est le nerf de la guerre de tous mes coachings. C’est un concept que tu connais peut-être sous le terme de « croyances limitantes » (terme appartenant plutôt au développement personnel).

En coaching (et psychologie) cognitif et comportemental, on considère les pensées automatiques comme les flux de pensées que tu peux observer dans ta tête mais qui sont réellement des pensées furtives, rapides et difficilement saisissables qui transitent par ton cerveau.

Les croyances irréalistes, c’est ce qui sous-tend ces pensées automatiques. Ce sont des croyances que tu as sur toi, sur les autres ou sur le monde et que tu tiens pour vrai.

Exemple : Tu fais face à une très grosse charge de travail ces derniers jours et te voici face à un mail d’une demande entrante de lead.
-> Pensée automatique 1 : Pffiou, je suis vraiment épuisé.e, je ne vais jamais y arriver ….
-> Pensée automatique 2 : Ouais bon, on a rien sans rien ! Tu viendras pas pleurer mon coco si tu n’atteins pas tes objectifs de CA ce mois-ci
-> Croyance irréaliste : Il faut travailler dur pour réussir

C’est par l’identification des pensées qu’on va remonter à l’identification des croyances. Or, ces pensées ne sont pas toujours très simples à identifier car furtives. Et les croyances ne sont pas simples à travailler car tu comprendras bien qu’analyser ses filtres à travers ses filtres … Ca limite les effets ! Et comme tu le vois dans cet exemple, ces croyances ont largement le pouvoir de te bousiller ton business tout entier !

femme écrivant sur un cahier

#5 : L’équilibre vie pro & vie perso

Et voilà encore un point compliqué pour beaucoup d’entrepreneurs : l’équilibre vie pro et vie perso. Difficile de trouver l’équilibre avec un métier qui implique, comme on l’a vu, beaucoup de responsabilités, de stress, d’émotions, de pensées, etc.

Beaucoup d’entrepreneurs travaillent en dehors des horaires « classiques » (le soir, le week-end, pendant les jours fériés…), ce qui peut mener à un décalage avec le reste de l’environnement social, amical ou familial.

Pour celles et ceux qui travaillent à la maison, n’en parlons pas ! Alors oui, travailler chez soi, ça a des avantages (pas de transport, gain de temps, confort, etc). Mais ça a aussi des inconvénients (solitude, dispersion, difficultés de concentration …).

S’ajoutent à ça de potentielles difficultés d’organisation et de productivité que je vois passer très (très) souvent en coaching ! Elles viennent soit de difficultés d’organisation/productivité « pures », soit de croyances qui vont venir parasiter le coaché au moment de la mise au travail (cf. point précédent)


Voici pour les 5 freins principaux que j’identifie au bien-être au travail des entrepreneurs. Bien sûr, il y en a d’autres, cet article n’est pas exhaustif ! Mais disons que, quand on a travaillé sur ces 5 points-là, on a déjà fait un sacré travail ! Et bien sûr, aucune situation est « foutue », condamnée à l’échec ou sans solution. L’entrepreneuriat, c’est formidable mais comme tout dans la vie, ça ne peut pas avoir que des bons côtés ! Il faut savoir les gérer.



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Laura Besson

Fondatrice de Bien dans ta Boite, l'Humain est la pierre angulaire de tout mon parcours. De la santé à la psychologie positive, j'accompagne ici les entrepreneurs, freelances et indépendants en quête de sens, d'alignement et d'épanouissement dans leur activité professionnelle.

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