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Alexia : Celle qui te dégote l’oeuvre d’art dont tu rêves (Chasseur d’art)

Alexia : Celle qui te dégote l’oeuvre d’art dont tu rêves (Chasseur d’art)

6 minutes de lecture

Aujourd’hui, tu vas pouvoir découvrir le parcours, le quotidien et les conseils de Alexia, chasseur d’art. Elle te parle de son quotidien, de tarifs mais aussi de son activité et de la réalité du marché de l’art aujourd’hui.

Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours ?

Oui bien sûr, je m’appelle Alexia et suis chasseur d’art. J’effectue des recherches personnalisées d’œuvres d’art pour toutes celles et ceux qui souhaitent commencer à vivre avec l’œuvre d’un artiste. J’ai fondé Murs Blancs en 2016. Avant, je faisais aussi de la recherche mais plutôt d’informations ! J’ai travaillé 9 ans au sein de grands groupes industriels où je m’occupais entre autres de récolter et d’analyser des données sur la concurrence et les marchés.

Quelles ont été les premières étapes de la création de ton projet ?`

En quittant mon dernier employeur, je me suis dis que j’avais envie de tenter autre chose. Quelque chose qui soit en lien avec les artistes. D’un côté j’entendais des amis me dire qu’ils souhaitaient trouver une belle peinture pour chez eux sans parvenir à trouver leur coup de cœur. Et de l’autre, je voyais des artistes créer quotidiennement de très belles œuvres sans arriver à les rendre visibles des bonnes personnes.

Le temps d’en discuter avec des artistes, des amateurs d’art et des acteurs du marché de l’art, j’ai dû mettre 6 bons mois avant d’avoir les idées au clair et me décider à sauter le pas. A partir de là, je me suis inscrite aux cours du soir de l’école du Louvre pour en apprendre plus sur histoire de l’art, et j’ai monté un dossier pour intégrer la BGE Parif, une couveuse d’activité à Paris qui m’a aidé à monter les premières marches. J’ai, à ce moment-là, commencé à tester mon service auprès de premiers clients. Une fois sortie, je n’avais qu’une envie, continuer ! Murs Blancs est ainsi né quelques mois après.

chasseur d'art

Comment structures-tu ta communication et ton marketing en ayant 2 cibles ? (B2C et B2B)

Pour faire connaître le service Murs Blancs auprès des particuliers, je communique beaucoup sur Instagram, Facebook et parfois Linkedin. Pour les entreprises, on fait ça à l’ancienne, on appelle !

Pourquoi avoir choisi de te focaliser sur des artistes français et vivants uniquement ?

La France regorge de très bons artistes. A la sortie de leur formation, certains se font vite repérer par des galeries mais pour la plupart c’est le parcours du combattant ! Pour rendre visible leur travail, ils doivent redoubler d’effort : trouver un lieu pour exposer, communiquer auprès de leur réseau et croiser les doigts pour qu’il se déplace. Sans parler du temps nécessaire à la production, celui où les œuvres prennent vie. J’ai envie que mes clients posent leur regard sur la création française, et s’ils le désirent, partent à sa rencontre !

Le marché de l’art fait partie des marchés réputés « saturés ». Confirmes-tu cette croyance ? Si oui, comment arrives-tu à te démarquer ?

Saturé, je ne sais pas. En pleine évolution, ça c’est sûr ! Le modèle des galeries fonctionne de moins en moins bien, le nombre de galeries d’art en ligne explose et l’art se vend aujourd’hui beaucoup sur les salons et multiples foires d’art. S’il y a quelque chose de saturé, je dirais bien que c’est notre regard ! L’offre est tellement importante que nous ne savons plus où donner de la tête.

Nous avons aussi l’habitude de consommer de nombreuses images, ce qui ne rend pas la chose facile lorsqu’il faut choisir. Prendre le temps d’apprécier une sculpture, s’intéresser à la démarche artistique de tel peintre, laisser le désir monter en soi et être en phase avec le choix qu’on a fait en achetant cette photo pour la contempler tranquillement chez soi ! Se reconnecter aux artistes, à leurs œuvres, et par la même occasion à soi, c’est tout ce à quoi je pensais en créant l’expérience Murs Blancs.

chasseur d'art lyon
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La question qui turlupine tous les indépendants : comment as-tu fixé tes tarifs ?

J’ai commencé par essayer de comprendre ce qui se faisait sur le marché. J’ai rencontré pas mal de personnes et j’ai posé beaucoup de questions. Ensuite, ma couveuse d’activité m’a beaucoup aidé pour calculer mes frais, mes besoins, et fixer un prix qui puisse me permettre d’en vivre.

A quoi ressemble une journée type pour un.e chasseur.se d’art ?

J’ai de la chance de pouvoir dire qu’il n’y en a pas, sinon je m’ennuierais ! Hier par exemple, j’appelais 4 artistes repérés sur Instagram, me rendais à une exposition solo d’un artiste et rassemblais les photos des œuvres que j’avais trouvé pour un couple de client à Genève. Aujourd’hui, j’ai passé ma journée à chercher des sculptures qui pourraient convenir à la niche d’une chambre d’hôtel à Paris !

Comment trouves-tu tes clients au milieu de la concurrence ?

Mon métier est avant tout du relationnel. J’ai mis du temps à l’accepter mais mon service est intrinsèque à qui je suis. Mes premiers clients faisaient parti de mon cercle proche. Ensuite, d’autres sont arrivés parce qu’ils m’ont recommandés.

Les réseaux sociaux sont aussi pour moi un moyen de communiquer sur mon expertise, j’essaye à travers l’écriture de donner des conseils et apporter des réponses que peuvent se poser mes clients. Dès que j’en ai l’occasion, je participe également à des conférences ou des cercles de professionnels pour présenter Murs Blancs. La visibilité se travaille de tous les côtés.

chasseur d'art chez client

Quels conseils donnerais-tu à un.e futur.e chasseur.se d’art ? 

De persévérer ! Les clients et les artistes nous le rendent tellement bien…

Selon toi, quelle est ta plus grande réussite ? Ta plus grande difficulté ?

La chose dont je suis le plus fière est de réussir à chaque fois à trouver des artistes pour lesquels mes clients ont des coups de cœur.

Pour ce qui est de ma plus grande difficulté, je dirais de devoir annoncer aux autres artistes qu’ils n’ont pas été retenus.

L’habituelle question de fin : quels sont tes conseils pour entreprendre heureux ? 

Je dirais, se donner les moyens d’être patient ! Il faut du temps pour que les choses se mettent en place. Expérimenter, tester, comprendre ce qui ne marche pas et améliorer ce qui plait. Donner confiance, c’est aussi montrer à son réseau, ses potentiels clients qu’on est là et qu’on va y rester. Je ne vois donc pas le fait de prendre un temps partiel à côté comme un échec, mais un moyen de s’offrir du temps, persévérer et garder le sourire !


Je remercie grandement Alexia pour son temps et son implication. Tu peux la retrouver sur son site ou sur Instagram.Tu peux aussi lui poser tes questions en commentaires, juste là-dessous !



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Laura Besson

Fondatrice de Bien dans ta Boite, l'Humain est la pierre angulaire de tout mon parcours. De la santé à la psychologie positive, j'accompagne ici les entrepreneurs, freelances et indépendants en quête de sens, d'alignement et d'épanouissement dans leur activité professionnelle.

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