5 étapes pour te libérer de ton syndrome de l’imposteur

5 étapes pour te libérer de ton syndrome de l’imposteur

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Ah quel doux nom … Le syndrome de l’imposteur ! Tu connais ? Si tu ne connais pas, laisse moi te le présenter en quelques mots : Sournois, perfide et tenace, ce syndrome désigne toutes les pensées et tous les comportements qui te font douter de toi, de ta légitimité et de tes compétences.

Je suis pas à la hauteur, je mérite pas qu’on me paye autant, …

Ca te parle ? Tu te reconnais ? Rassure-toi, tu n’es pas le/la seul.e. et je vais te partager 5 étapes pour tuer ton syndrome de l’imposteur car il peut vraiment te pourrir la vie ou pourrir tes opportunités pro !


#1 : Ta légitimé vient de toi

Souvent, on attend de l’extérieur des signes, des feedbacks de l’extérieur qui nous prouvent que nous sommes légitimes sur notre sujet. Sauf que bien sûr, cette technique ne fonctionnera jamais à long terme. Pourquoi ?

  • Ca te fera du bien 1h ou 2, peut être quelques jours mais ton syndrome de l’imposteur repointera le bout de son nez à la première difficulté pour te dire « Hé, au fait, tu te rappelles comme tu n’es pas assez doué ? »
  • Parce que tu ne construis pas de réelles croyances internes.

En psychologie, on parle d’attribution causale qui est soit interne soit externe. En gros, si ton locus de causalité est interne, tu as tendance à imputer tes réussites et échecs à des causes internes.

« C’est de ma faute si j’ai perdu ce contrat, je n’avais pas assez travaillé »

A l’inverse, tu peux te trouver en locus externe et donc imputer tes réussites et échecs à des causes externes.

« Ce n’est pas de ma faute si j’ai perdu ce contrat, c’est mon client qui comprend rien à rien »

Ta légitimité vient de toi car de l’extérieur, tu auras toujours des tonnes de raisons de ne pas être légitime : tu seras trop jeune, trop vieux/vieille, trop diplômée, pas assez, etc etc. Ca n’en finira jamais ! On en parle dans l’épisode 3 du podcast Bien dans ta Boite sur les 5 choses que j’aurais aimé savoir avant de me lancer.

homme au travail de dos

#2 : (Re) Connaître tes forces

C’est LE fondement de la psychologie positive mais c’est aussi le fondement pour tuer ton syndrome de l’imposteur. Lâche ta modestie (deux minutes) et tes croyances limitantes pour te demander :

  • Quelles sont tes forces ? Sur quoi tu peux t’appuyer ? Pour quoi es-tu objectivement doué ? La cuisine ? Le foot ? Le jardinage ? T’occuper des autres ? Prends le temps de mettre ça sur papier.
  • Qu’est-ce que tu aimes le plus faire ? Quels sont tes moments de « flow » ? Les moments ou tu ne vois pas le temps passer ? Quand tu danses ? Tu lis, quand tu étudies ? Demande-toi tout ça, elles sont ici, tes forces innées.

En psychologie positive, la recherche reconnaît 24 forces allant de la capacité de pardon, à être juste, à apprendre, à la spiritualité etc. C’est d’ailleurs le premier gros travail que je fais faire dans les coachings individuels.

#3 : Arrête de te comparer

Je sais, c’est bien plus facile à dire qu’à faire. Le problème, c’est que quand on se compare, on ne sait pas toujours (souvent même, pas du tout) à qui on se compare. Je veux dire par là qu’on ne sait pas tout de sa vie, des tenants et des aboutissants qui font que cette personne en est là, qu’elle réagit comme ça, etc.

Combien de personnes avez-vous admiré voire adulé dans votre vie pour leur réussite avant de vous rendre compte qu’ils étaient malheureux ? Combien de grandes réussites sont conjointes de la solitude, de la maladie, de l’alcool, etc ? Nous ne connaissons pas la vie des gens, autant ne pas se torturer avec !

De plus, chacun a sa propre vision de la réussite : pour toi, c’est peut être l’argent, pour ton ami, c’est de réussir son mariage, pour ton oncle, c’est d’être épanoui dans sa vie professionnelle, etc. Tu peux très bien te comparer à une personne qui pour toi a réussi mais qui n’a pas du tout la même vision que toi de sa situation.

Et enfin, parce qu’on a souvent tendance à comparer notre aventure pro actuellement au chapitre 2 au voisin d’à côté qui est au chapitre 18. Plus notre syndrome de l’imposteur est grand, plus on a tendance à faire ça. Et du coup, on se déprécie, on se dévalorise et nous voilà embarquer dans le cercle vicieux.

homme qui parle avec les mains

#4 : Tu ne peux pas tout maîtriser

Souvent, on se dit qu’on sera légitime quand on maîtrisera à 100% notre sujet. Gros problème, ce moment n’arrivera jamais (sauf si tu es un chercheur acharné d’une thématique précise, et encore!). On a souvent cette crainte là, or on en sait souvent plus qu’on ne le pense. Tes clients font appel à toi pour ça d’ailleurs ! Parce que tu en sais plus qu’eux ! Alors oui, tu ne sais pas tout de ton sujet, c’est certain. Mais c’est normal !

D’ailleurs toi, quand tu commandes un site internet à un freelance par exemple, surement que tu t’attends à ce qu’il connaisse son boulot. Mais est-ce que tu attends de lui qu’il soit absolument incollable sur tout ? Rappelle-toi ton prof de français du lycée que tu aimais beaucoup, il n’avait pas lu tous les livres. Il ne connaissait pas toutes les dates de naissance et de mort des auteurs. Il n’était pas incollable sur la pensée Nietzschéenne. Et pourtant, c’était un très bon prof. Tu as quand même eu ton bac (ou pas, mais c’était quand même un bon prof, souviens-toi)

#5 : Prends confiance en toi

Héhé, le voilà le fameux conseil à deux balles dont on ne sait jamais quoi faire ! Mais j’étais réellement obligée de le mettre car réellement, tuer son syndrome de l’imposteur, ça passe par prendre confiance en soi. Il ne s’agit pas de rentrer dans un délire mégalomaniaque et de se dire « je suis génial.e, rien ne peut m’atteindre », pas du tout ! Il s’agit de :

  • Faire le point sur ses forces, les reconnaître et les développer
  • Faire le point sur ses faiblesses, les reconnaître et les gérer
  • Lister honnêtement les ressources que sont les nôtres et sur lesquelles on peut s’appuyer. Tu as forcément des « atouts », autres que tes forces de caractère, sur lesquels tu peux t’appuyer : tes diplômes, ton réseau, ta famille, tes amis, tes connaissances, tes capacités d’apprentissage/d’enseignement, etc.

Bien sûr, ne nous mentons pas. C’est un long chemin, qui prend du temps, qui demande du travail et de l’investissement.

Rien ne sert d’être parfait. Il s’agit de faire de son mieux, en étant honnête avec soi et avec ses clients. Alors, tu t’en débarrasse de ton syndrome de l’imposteur ?



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Laura Besson

Fondatrice de Bien dans ta Boite, l'Humain est la pierre angulaire de tout mon parcours. De la santé à la psychologie positive, j'accompagne ici les entrepreneurs, freelances et indépendants en quête de sens, d'alignement et d'épanouissement dans leur activité professionnelle.

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